10 Conseils pour Gérer la Variance

Nobody2627 | il y a 6 mois dans Poker Mindset

La variance au poker est éprouvante. La raison pour laquelle la chance à court terme nous perturbe autant vient du fait que dans la vraie vie, nous ne sommes pas habitués à autant de volatilité. Essayer de s’adapter à l’idée qu’on peut faire les choses bien et pourtant se faire punir prend du temps. Voici quelques conseils qui vous aideront à appréhender cette tempête nommée variance, tout en gardant votre mental intact.

  1. Jouez des Sessions Courtes

Les joueurs qui jouent pendant de longues heures sans faire de pause terminent souvent exténués. La capacité de l’homme à supporter de grosses doses de chance est limitée. Ajoutée à de gros swings – positifs ou négatifs, peu importe – elle génère énormément d’émotions et demande beaucoup de force de volonté. Après une heure ou deux à jouer au poker, la capacité de l’être humain à encaisser la variance décroît avec la fatigue, l’énergie qui reste étant utilisée pour essayer de se contrôler. Ne facilitez pas le tilt en prolongeant une session au-delà de laquelle vous ne pouvez pas contrôler vos réactions. Des sessions excessivement longues ne sont pas vraiment nécessaires dans la plupart des formats, donc prenez une pause toutes les heures pour repartir frais et dispo. Passez un peu de temps loin de votre écran et gardez votre détermination pour survivre aux moments compliqués qui pourraient se présenter.

  1. Ne Regardez pas vos Résultats

Il n’y a rien de plus destructeur pour un joueur que de perdre sa concentration parce qu’il veut voir l’impact sur sa bankroll de la dernière grosse main qu’il vient de perdre. C’est le meilleur moyen de perdre le fil, d’être obsédé par le résultat au lieu de se concentrer sur les décisions à prendre. Un poker solide consiste à prendre de meilleures décisions que vos adversaires, main après main, session après session. Les résultats sur le court terme sont anecdotiques, mais ils peuvent freiner votre progression si vous êtes convaincu qu’être gagnant ou perdant de X euros est le plus important. Vous négligez ainsi la qualité de votre jeu. Etre obnubilé par les résultats est une mauvaise habitude dont il est difficile de se défaire. Essayez de ne plus regarder votre bankroll plus d’une fois par semaine et concentrez-vous sur ce qui compte vraiment : vos décisions.

  1. Jouez en Fonction de Votre Bankroll

Un mauvais bankroll management est un autre moyen de rendre la variance difficile à gérer. Prendre un shot à une limite supérieure en raison de la frustration et avec l’envie de se refaire a très peu de chance de bien se finir. Essayez d’avoir au moins 50 buy-in de la limite sur laquelle vous voulez monter en cash games et les Sit & Go. En MTT, il vous faudra 100 à 150 buy-in de votre limite car la variance est encore plus élevée dans ce format.

  1. Prenez Conscience de vos Problèmes de Mental

Le fait que vous soyez en tilt n’est pas dû à la variance, mais à votre réaction à cette variance. Essayez de poser par écrit vos 3 plus grandes formes de tilt. Pour chacune d’elles, notez votre ressenti, ce qui cause ce tilt et pourquoi votre réaction est irrationnelle et involontaire. Enfin, notez certaines choses que vous pourriez vous dire à vous-même pendant que vous jouez afin de dissiper ces émotions nocives liées à la variance.

  1. Evitez les Investissements à Espérance de Gain Nulle

Imaginons qu’un joueur fait tapis au flop pour 10 fois le pot et vous réfléchissez à payer avec le deuxième tirage couleur et deux overcards. Vous estimez votre équité à un peu moins de 50 %, ce qui est à peu près l’équité dont vous avez besoin pour être EV0 sur ce call. C’est un call que vous n’avez pas besoin de faire. Risquer tout un tapis pour un profit nul sur le long terme est quelque chose que vous devriez éviter pour diminuer la variance.

  1. Run it Twice (pas dispo en France)

Dealer deux boards est une option que propose PokerStars (pas sur le .fr) quand deux joueurs, ou plus, sont à tapis. Cela implique un pot partagé quand chaque joueur gagne un des boards, ce qui réduit la volatilité des situations à tapis. Notez que vous ne pouvez Run it Twice que quand vous êtes à tapis que votre adversaire a lui aussi coché l’option.

 

  1. Devenez un Meilleur Joueur

Plus vous êtes bon, meilleur sera votre win-rate. Plus gros sera votre win-rate, plus basse sera la variance étant donné que votre edge vous donnera de plus grandes chances de finir gagnant lors de toutes vos sessions, ou presque. Devenir un meilleur joueur ne réduira pas juste la variance. Cela vous donnera une plus grande confiance dans votre jeu. Les joueurs qui deviennent meilleurs que leurs adversaires développent un calme naturel venant du fait qu’ils savent que leurs décisions sont bonnes même si les résultats peuvent suggérer le contraire. Le poker récompense parfois de mauvais plays et punit les bons moves. Savoir que vous jouez bien même en cas de bad run doit vous faciliter la vie.

  1. Comprendre que Gagner ne veut pas dire Réussir

Gagner, à court terme du moins, est toujours la résultante d’un coup de pouce de la chance. Enregistrer une session gagnante ne veut pas dire que vous avez fait un grand pas en avant. Vous pouvez avoir l’impression que tout se passe comme dans un rêve et que vous avez enfin ce que vous méritez, mais il y a de bonnes chances pour que cet upswing ne dure pas. Il y aura forcément une déviation de la variance moyenne à laquelle vous avez droit dans un avenir proche. Traduction, vous allez certainement de nouveau run bad très bientôt. Les joueurs qui attachent plus d’importance aux gains qu’à la progression seront très frustrés sur le long terme quand leur chance tournera. Réussir au poker veut dire devenir meilleur dans le jeu, améliorer votre mental et entrer dans une routine saine qui vous fait grandir en tant que joueur. Gagner est juste une chose qui arrive certains jours. N’en faites pas votre but ultime à chaque fois que vous jouez. Que vous gagniez aujourd’hui ou non ne dépend pas de vous.

  1. Comprendre que Perdre, ce n’est pas Echouer

Tout comme gagner ne veut pas dire réussir, perdre ne veut pas dire échouer. Beaucoup de joueurs sont perdants pendant des mois, voire des années, avant que leur jeu ne soit suffisamment solide pour en faire des gagnants. Ceux qui apprennent le jeu sont dans la phase d’apprentissage, pas la phase où ils gagnent de l’argent. Un joueur apprenti peut perdre de l’argent chaque mois pendant 6 mois avant de devenir un joueur break-even. Est-ce que cela signifie qu’il a échoué jusque-là ? Non, au contraire, il a progressé en devenant un joueur break-even et il deviendra un joueur gagnant s’il continue à travailler dur. Ceci est une vraie réussite. Devenir un joueur gagnant au poker prend du temps. Ne perdez pas patience et ne pensez pas que vous avez échoué en raison de vos résultats jusqu’à présent. Vous êtes censé perdre quand vous débutez.

  1. Ne le Prenez pas Pour Vous

Les joueurs qui planifient des vengeances contre certains adversaires sont souvent de très gros perdants. Leur mental est très mauvais et vouloir s’en prendre au joueur qui vient de gagner un gros pot contre eux est une des approches les plus autodestructrices qui soit au poker. Essayez de voir vos pertes comme une part inévitable du jeu, indépendamment du fait qu’elles viennent de mauvaises rencontres, de bad beats ou causées par le play douteux d’un autre joueur. Soyez courtois dans la défaite et vous vous rendrez compte que vous avez bien moins de pensées et émotions nocives que vous le croyez. Cela vous aidera à faire face à cette variance inévitable au poker.

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