Comment Survivre en Tournoi Quand vous êtes Card Dead

Nobody2627 | il y a 3 semaines dans MTT

Nous avons tous connu cela. Des mains et des orbites entières de poubelles. Passer, passer, et le stack qui fond à mesure de l’augmentation des blinds et des antes. Sentir la pression de votre tapis qui s’amenuise. Comment peut-on gérer au mieux ce syndrome du manque de bonnes mains ?

Rester discipliné : Lorsque vous ne touchez rien depuis trop longtemps, J-9s peut se mettre à ressembler à AA. Mais ce n’est pas AA et ne vous emballez pas avec une main qui n’est jouable que dans certaines situations. Les joueurs font ça tout le temps, avec une excuse du genre « mais c’est la meilleure main que j’ai eue depuis deux heures ».

Être attentif et observer : Passer beaucoup nous donne du temps libre à la table. Mettez ce temps à profit en observant vos adversaires ou en examinant leurs statistiques si vous disposez d’échantillons suffisamment importants. Qui cherchons-nous à identifier ? Ceux qui passent. Tout le monde passe ses mains les plus faibles, mais certains joueurs passent des mains relativement bonnes avec lesquelles ils devraient défendre et quand ils défendent c’est avec peu de conviction. Certains ouvrent trop de mains et ne peuvent donc pas défendre convenablement face aux 3-bets. Certains joueurs adoptent une stratégie straightforward post-flop relative à la force de leur main. Identifier ce genre de joueurs peut vous aider à élaborer une stratégie pour les attaquer.

Penser en termes de situations et non de mains : Il s’agit du conseil le plus important. Les joueurs qui passent leur temps à se plaindre de leur manque de jeu le font parce qu’ils ne se focalisent que sur leurs cartes. Pour passer à la vitesse supérieure, vous devez vraiment vous intéresser aux situations et non aux mains. Prenons un exemple extrême où vous êtes en petite blind et tout le monde passe jusqu’à vous alors que le joueur en grosse blind est absent. Vous relanceriez avec n’importe quelle main dans cette situation. Que ce soit bien clair, votre main précise fait partie de l’équation… si vous avez AA, la situation est bonne, sans tenir compte des autres facteurs. Revenons à notre situation, mais imaginons qu’au lieu d’être absent, le joueur en grosse blind soit simplement très serré. Auriez-vous besoin de très bonnes mains pour l’attaquer ? Et si vous aviez observé que le joueur à votre droite ouvrait fréquemment avec toutes sortes de mains, mais qu’il passait face à un 3-bet ? Vous voyez où nous voulons en venir.

Bien connaître ses ranges de push/fold : Malheureusement, même avec un plan bien préparé, nous pouvons nous retrouver à un moment donné avec un petit tapis. Même si vous n’avez pas nécessairement besoin de retenir des ranges de push/fold précises, comprendre leur fonctionnement vous sera utile. Vous avez déjà vu un joueur avec un tapis d’à peine trois blinds passer en grosse blind face à une relance de la petite blind ? J’ai vu un ami faire cela récemment et je lui ai demandé pourquoi il avait passé. Il m’a répondu : « j’avais 10-3o, je ne touche vraiment rien ». En réalité, avec un tapis de 3 BB et 1,1 blind déjà au milieu sous forme d’ante et de grosse blind, suivre avec 10-3o est mathématiquement profitable. Ce n’est peut-être pas très intuitif et avoir si peu de jetons est un exemple extrême, mais ce joueur a probablement manqué d’autres situations où faire tapis était EV+ ainsi que d’autres opportunités où il aurait dû suivre, et c’est pour cela qu’il se retrouve avec un si petit tapis.

Ne recevoir que des poubelles en tournoi n’est certainement pas amusant, mais il faut savoir y faire face. Si vous prenez l’habitude de rester discipliné, d’être attentif et d’identifier les situations où attaquer est profitable, et que vous avez une bonne compréhension des ranges de push/fold en étant short stack, vous serez équipé au mieux pour affronter cette avalanche de mauvaises cartes et cela améliorera vos chances d’aller loin en tournoi.

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